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Pneumologie - Asthme - Article - Scientifique

Dysfonction des petites voies aériennes et risque d’exacerbations chez l’asthmatique bien contrôlé

Galant SP et al. Lancet Respir Med. 2025 Sep 29

4 minutes

Malgré les traitements actuels conformes aux recommandations, plus de 50 % des adultes asthmatiques demeurent insuffisamment contrôlés. Cela pourrait être lié à l’atteinte des petites voies aériennes souvent sous-estimée par les outils classiques. Bien qu’elles soient peu explorées, les petites voies aériennes pourraient constituer un biomarqueur du risque d’exacerbations futures y compris chez des patients “bien contrôlés”.

 

Une analyse de l’étude observationnelle multicentrique internationale ATLANTIS (AssessmenT of smalL Airways involvemeNT In aSthma) s'est intéressée à l’évaluation de la dysfonction des petites voies aériennes chez des patients adultes asthmatiques bien contrôlés (score ACQ-6 <0,75). La dysfonction a été mesurée par oscillométrie d’impulsion, une technique non invasive réalisée en respiration spontanée, qui permet d’évaluer à la fois la résistance et les propriétés élastiques des voies aériennes.

 

Les paramètres principaux utilisés comprenaient le R5–R20, reflétant la résistance des petites voies aériennes, l’AX (aire de réactance) qui constitue un indicateur global de la réactance des voies aériennes, et le X5, qui mesure l’élasticité des voies aériennes. Dans cette analyse, parmi les 772 patients avec un score ACQ-6 disponible, 384 (50%) avaient un asthme bien contrôlé à l’inclusion. Dans ce groupe, environ un tiers présentait une dysfonction des petites voies aériennes significative à l'oscillométrie : 36% (108/304) selon le R5-R20, 34% (89/261) pour AX et 26% (79/303) pour X5. L'analyse multivariée a montré que, parmi les différents paramètres d’oscillométrie, seul le R5-R20 était associé à un risque accru d’exacerbations futures (HR=2,26 ; IC95% 1,05-4,85 ; p=0,038), et ce, indépendamment de l’âge, du sexe, du statut tabagique, du VEMS, du volume résiduel / volume total, du stade GINA, du nombre d’éosinophiles ou des antécédents d'exacerbations. Cette association était encore plus forte lorsque la dysfonction était sévère (HR=2,80 ; IC 95% 1, 26 - 6, 26 ; p=0,012).

 

Les résultats de cette analyse d’ATLANTIS soulignent l’intérêt d’explorer les petites voies aériennes chez les patients asthmatiques y compris les patients bien contrôlés. L'oscillométrie apparaît comme un outil qui permet d’évaluer l’atteinte des petites voies aériennes et prédire le risque d’exacerbation pouvant justifier d’un ajustement thérapeutique et remettant en cause notre définition de bon contrôle de l’asthme.

 

Lien vers l’article : Abstract.

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